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Retour sur le salon rétromobile 2015 : que d’émotion !

Vous avez certainement suivi le fameux salon rétromobile 2015 ?! Pour cette 40ème édition, le salon a battu des record de vente qui ont du bien plaire à la maison ARTCURIAL.

Et voici quelques exemples en images de jolies ventes

Maserati A6G Gran Sport Frua : 2 millions d’euro

Et c’est parti ! La première enchère est importante, dans la mesure où son résultat va donner la tendance de la vente. Une Singer 1500, modeste roadster britannique dont la valeur est évaluée à 800 €, part pour…10 000 € de plus ! Un démarrage en trombe qui va faire souffler un véritable vent de folie sur les voitures qui suivent : 25 000 € pour une camionnette-plateau Delahaye estimée à 3000 €, près de 24 000 € pour une Talbot T120 coach en piteux état estimée à 4000 € - « Merci Monsieur, une vie entière de bonheur à la restaurer ! », lancera avec malice Hervé Poulain au dernier enchérisseur - , ou bien encore 52 000 € pour ce qu’il restait d’une voisin Type C3 de 1923, royalement estimée à 2000 €. Bref, le ton était donné.

Talbot Lago T26 Grand Sport coupé Saoutchik : 1,7 million d’euro

D’autres prix ? 143 000 € pour une Facel Vega Excellence complète mais fort défraîchie (au lieu de 80 000 €), 89 500 € (au lieu de 30 000 €) pour une Porsche 356 SC, ou près de 430 000 € pour une Delahaye 135 M cabriolet Faget-Varnet (estimation de 150 000 €) qui s’apprête à traverser l’Atlantique. Une véritable folie, orchestrée avec le talent qu’on lui connaît par Maître Poulain, assisté par les très compétents Mathieu Lamoure et Pierre Novikoff, dont on relève toutefois qu’ils ont pour point commun de parler (pas très bien) anglais avec un effroyable accent français. Surtout, il est intéressant d’observer le jeu du commissaire-priseur et de son crieur, à qui aucun mouvement de bras dans la salle n’échappe. Sur scène, c’est une véritable mécanique de précision qui est à l’œuvre : il faut être attentif à ce qu’il se passe à la fois dans le public, par internet ou par téléphone, relancer les indécis, faire augmenter l’enchère avec habileté, ajouter une note d’humour autant que possible, frapper le marteau au bon moment, et savoir ne pas perdre de temps. La machine est rodée, elle fonctionne vite et bien et l’on peut donc savourer le spectacle.

Un enchérisseur qui croyait avoir remporté un coupé Panhard-Levassor 1936 (lot n°33,) repartira sans l’auto car celle-ci est préemptée sur le fil par le musée de Compiègne, prioritaire en tant que représentant de l’Etat. Une jolie pièce pour le patrimoine automobile historique français, bravo !

A mesure que l’on avance dans la vente, les prix augmentent. Une très racée Talbot Lago T26 Record cabriolet par Saoutchik, possible « Winner of Pebble beach » à en croire Hervé Poulain s’envole à 726 000 € (estimation 150 000 €). Autre Talbot Lago, la T26 Grand Sport SWB carrossée elle aussi par Saoutchik atteint malgré son piteux état le prix stratosphérique de 1,7 millions d’euros frais inclus ! A peine croyable. Mais après 2 heures 45 de vente et 57 voitures adjugées (dont une Lancia Thema 8.32 à 8 400 €, ou une Ferrari Mondial cabriolet à un peu moins de 36 000 €), le dénouement approche.

La Ferrari 250 California ex-Alain Delon (le nommé ne lui a pas vraim e nt plus, car il a possédé cette voiture peu de temps) adjugée 16,3 millions d’euros

Un quasi-noir se fait dans la salle pour laisser entrer le coupé Maserati A6G 2000 Gran Sport signé Frua. Estimé à 1,2 million, il part finalement à 2 millions. L’enchérisseur victorieux se trouve dans la salle, debout car il n’a pas trouvé de place assise. Il lève le poing quand Hervé Poulain abaisse son marteau, applaudi par le public. Un homme heureux, donc. Arrive enfin la star de la vente, à savoir la Ferrari 250 California ex-Alain Delon. Cabossée, fanée, mais complète. L’on se souvient qu’en 2012, une autre 250 California, un modèle 1959 ayant appartenu à Roger Vadim, en bien meilleur état que celui exposé ce jour, avait atteint 4,5 millions d’euros. Mais cette valeur de référence est battue d’office puisque Hervé Poulain démarre son enchère à…6 millions, pour une estimation comprise entre 10 et 12 millions ! Moins de dix minutes plus tard, l’auto atteint 16,3 millions d’euros frais compris. Record du monde battu pour ce qui est aussi très probablement l’objet le plus cher jamais vendu en France. Une France qui l’aime, mais qu’elle quitte pour une destination encore inconnue. « Je connais l’acheteur de la voiture, et la bonne nouvelle, c’est que celle-ci va rester dans son état d’origine. La mécanique va être refaite, mais le but de son nouveau propriétaire est de la laisser dans son état le plus proche possible de ce qu’il est aujourd’hui. », nous a expliqué à l’issue de la vente Mathieu Lamoure, directeur associé d’Artcurial, qui manifestement exulte du résultat obtenu. « Oui, on s’attendait à un succès. Mais 25,1 millions pour la seule vente Baillon, c’est historique. C’est aussi un hommage à Monsieur Baillon. Songez que nous avons accueilli durant Retromobile 12 000 visiteurs par jour à notre exposition. Nous constatons avec bonheur que les gens ont encore la passion et de l’automobile. »

Sacré destin pour cette étonnante collection Baillon, oubliée de tous ou presque durant des décennies, vestige des rêves d’un entrepreneur déchu qui n’aurait probablement jamais cru que sa démarche susciterait in fine un tel intérêt. Mais quand une bulle spéculative est là, chacun cherche à en profite autant qu’il le peut...jusqu'aux limites du raisonnable, manifestement de plus en plus lointaines.

Delahaye 135 cabriolet Faget Varnet : 429 000 €

 

 

 

 

 

 

Bugatti T57 Ventoux : 298 000 €

 

 

 

 

 

 

 

Hispano Suiza H6B Cabriolet : 572 000 €

 

 

 

 

 

 

La maison de vente a « juste » réalisé la plus belle vente aux enchères de voitures de collection jamais produite en France, avec un total de 29 millions d’euros !

• 87% des lots vendus

• 57 % lots vendus à plus de 100 000 euros, dont trois à plus d’ 1 million

• Plusieurs records du monde :

  • 1965 Alfa Roméo TZ : 955 400€

  • 1970 Alfa Romeo 1750 GTAm : 329 000 €

  • 1975 Citroën SM Mylord Cabriolet par Chapron : 548 300 €

  • 1953 Reyonnah Roadster prototype : 125 200 €

  • 1969 Maserati Ghibli Spyder 4,9 L : 749 500 €

  • 1965 Facel Vega HK II A : 363 600 €

Avis aux amateurs pour la prochaine édition qui se devrait arriver dans un an : cela vous laisse le temps de faire quelques économies !