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Le vrai du faux sur les éthylotests

Pour ceux et celles qui n’aurait pas vu le matraquage gouvernemental, nous vous annonçons qu’en Juillet, le nombre de tués a baissé de 11,6% en voiture.

En dehors de l’alcool et la fatigue, la première cause de mortalité est l’alcool surtout chez les 15-24 ans. Depuis mars 2013, l’obligation de posséder dans son auto, un éthylotest ne fait pas pour autant appel à une sanction si celui-ci est absent.

Nous avons décidé de mener l’enquête sur « les mythes et vérités » de l’éthylotest. Mais tout d’abord commençons à faire un petit rappel sur l’origine de cet objet.

Inventé en 1954, l’éthylotest appelé aussi ivressomètre est donc une technique d’évaluation de l’alcoolémie par mesure du taux d’alcool dans l’air expiré.

Températures, fumée et délais

Au niveau des fameux ballons que chacun peut se procurer, et que les forces de l’ordre utilisent pour effectuer les contrôles, il peut y avoir des surprises.
D’abord, leur fiabilité est conditionnée par des précautions à respecter pour leur stockage. Plusieurs marques ne supportent pas les températures supérieures à 40°C et trop de lumière. Ce qui signifie, en clair, que ces éthylotests laissés dans la voiture par forte chaleur ou non rangés dans la boîte à gant risquent d’être périmés. C’est très embêtant, car l’indication donnée au conducteur peut être faussée quand il voudra vérifier s’il peut rendre le volant.

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éthylotest

Par contre, Contralco, seul fabricant français, propose désormais des éthylotests conformes à la nouvelle norme (NF X20-702). Ils apportent une fiabilité maximum et supportent des températures de stockage pouvant aller de -20°C à +70°C.

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Par ailleurs, les certificats d’homologation des éthylotests précisent qu’il faut attendre 30 minutes avant de souffler dans l’appareil, après avoir absorbé un produit ou fumé.

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Il faut savoir que la saturation de nicotine dans les poumons influe directement sur le résultat du contrôle. Pour l’Institut national de la consommation, le tabac provoque une action réductrice sur l’imprégnation alcoolique et la fumée interfère directement dans le résultat.

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Théoriquement, les forces de l’ordre devraient attendre 30 minutes entre l’interpellation et le moment où l’automobiliste doit souffler dans le ballon, et certains avocats contestent les verbalisations qui ne respectent pas ce délai. Mais les tribunaux, même dans le cas d’un vice de forme dans cette procédure, n’hésitent pas à requalifier les faits en conduite en état d’ivresse manifeste.

Alors voici quelques exemples de mythes que vous allez pouvoir arrêter d’essayer ou de propager, ils ne fonctionnent pas ! :

1. Du café fort me permettra de rester vigilant et de me dégriser.

Seul le temps permet d’éliminer l’alcool de son corps. La caféine dans le café ne vous rendra pas votre vigilance ni votre jugement.

2. Les grands gabarits sont moins affectés par l’alcool.

Il est vrai que la masse corporelle peut influencer la vitesse à laquelle l’alcool est absorbé, mais on doit également considérer son métabolisme personnel, la quantité de repos qu’on a eu et la dernière fois qu’on a mangé.

3. Mettez un morceau de métal dans votre bouche, sucez une pièce de monnaie en cuivre.

Ce dernier mythe a eu la cote récemment, grâce au battage médiatique autour d’une légende sportive qui a tenté d’influencer les résultats d’un alcootest effectué au bord de la route.
Il a découvert que ça ne fonctionne pas!

4. Retenez votre souffle avant le test.

Cette technique aura l’effet opposé : votre haleine enregistrera un taux faussement élevé! C’est que la concentration d’alcool dans l’air des poumons augmentera, car l’air ne circule pas dans les poumons alors que votre sang, lui, continue toujours de circuler.

5. Provoquez votre hyperventilation avant le test.

L’échantillon de votre haleine sera réduit, mais les policiers ne sont pas dupes : c’est pourquoi ils vous parlent pendant quelques minutes avant le test pour s’assurer que vous n’avez pas l’occasion de le faire.

6. Rafraîchissez votre haleine à l’aide d’un vaporisateur buccal avant le test.

La plupart de ces produits ont une concentration très élevée de menthe, ce qui peut tromper l’appareil… et lui faire enregistrer un taux plus élevé!

7. Rotez

Les rots font remonter les liquides et/ou les gaz de l’estomac – y compris l’alcool – dans le tissu mou de l’œsophage et de la cavité buccale, où ils resteront jusqu'à leur dissipation.
Encore une fois, cette tactique risque de vous voir atterrir en prison!

8. Buvez beaucoup d’eau

Réservez l’eau pour votre gueule de bois.

Seul le TEMPS permet de réduire votre taux d’alcoolémie. On peut donc oublier tous les autres mythes, tels la douche froide, l’exercice, l’air frais, le vomissement, les pilules ou les remèdes maison.
 

En conclusion, si vous avez trop bu vous ne pourrez éviter d’enregistrer un résultat positif. La meilleure solution pour quelqu’un qui a pris quelques verres, c’est de ne pas conduire. Il y aura toujours ceux qui essaieront de s’en sortir à l’aide de ces légendes urbaines et si les contrôleurs assermentés soupçonnent que vous essayez une de ces tactiques, ils vous examineront de plus près.